Goal of The Dead, la comédie d’horreur de l’année!

 Goal of the Dead
Réalisation : Benjamin Rocher (1re mi-temps) et Thierry Poiraud (2e mi-temps)
Scénario : Quoc Dang Tran, Marie Garel, Nicolas Peufaillit, Tristan Schulmann, Laëtitia Trapet
Musique : Thomas Couzinier
Photographie : Mathias Boucard
Production : Raphaël Rocher et Jérôme Vidal
Société de production : Capture the Flag Films
Avec : Alban Lenoir (Samuel Lorit)  Charlie Bruneau (Solène) Patrick Ligardes ( Coubert)  Ahmed Sylla (Idriss Diago)

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Le pitch : Sam Lorit, ancienne star du club de football de Caplongue, petite ville merdique, revient au pays mais dans l’équipe adverse l’Olympique de Paris. Ces anciens amis et coéquipiers sont bien décidés à en découdre avec celui qui à abandonner les siens pour courir après la gloire, l’argent et les femmes faciles, comme on le comprend…. Mis au rencart par sa propre équipe, éclipsé par la star montante Idriss Diago, Sam va devoir faire face à une menace beaucoup plus dangereuse que des hooligans de campagne. Car un des joueurs caplonguais ayant abusé de substances illicites va répandre un mal étrange qui transforme la population en enragés….

L’avis :
« Du sang, de la gerbe et des zombies ! » auraient pu crier les supporters. Un slogan qui colle bien à ce diptyque inspiré des Grindhouse des années 70/80. Du jamais vu dans le cinéma français.
Assumant parfaitement son côté blague potache entre potes et bénéficiant d’un aspect technique irréprochable, Goal of the Dead a tout du film culte à la Shaun of the Dead version frenchie. Toujours sur le fil entre humour et horreur, l’équilibre est parfaitement respecté.

La première mi-temps nous offre une plongée dans l’univers footballistique avec tout ce qu’il comporte de moche, drôle et déviant au travers du regard des personnages truculents.
De Sam Lorit (Alban Lenoir) , looser magnifique, Idriss (Ahmed Sylla), le petit con aux pieds d’or, l’entraîneur Coubert (Patrick Ligardes) venu d’un autre temps et surtout une bande de supporters du dimanche plus vrais que nature. Chacun apporte un point de vue différent sur la situation permettant de multiplier les situations comiques et les rencontres improbables. Les dialogues sont au cordeau, on ne sent pas l’écriture derrière.

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Quand la contamination commence, on en prend plein la tête ! Ça vomit, ça convulse, ça attaque de toutes parts pour notre plus grand plaisir. L’action part dans tous les sens, mais reste très lisible grâce au talent des réalisateurs. La scène de transformation frôle la perfection, en gros plan, là où beaucoup la camoufle pour ne pas souffrir de mauvais FX. On dit merci à BUF Compagnie et Atelier 69 pour leur merveilleux travail! Des effets de transition très artistiques aussi , on peut tout de même regretter l’utilisation un peu trop intensive des zooms et gros plan dans la première demi heure.
Des moments totalement jouissifs rythme le film, permettant au spectateur de respirer comme l’écriture de l’hymne de Caplongue par des supporters légèrement alcoolisés. Bref un régal d’écriture servi par un jeu d’acteur très juste.

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La deuxième mi-temps débute après un « court résumé de l’épisode précédent » assez bien fait. Un peu redondant quand on voit les deux films à la suite mais très drôle. Un générique poétique, nostalgique juste avant de replonger dans l’action pure et dure. Les séquences d’affrontement entre les enragés et les survivants sont lisibles bénéficiant d’effets visuels d’une qualité impressionnante. L’histoire creuse un peu plus les relations familiales mais ne perd rien en humour.

Thierry Poiraud apporte son sens de l’esthétisme à toute cette violence, réussissant à sublimer certains plans comme l’assaut final et la toute dernière scène.
Le générique de fin, clin d’œil à Fido et Shaun of the Dead est à hurler de rire.
Reste à saluer la performance des acteurs menés par Alban Lenoir qui explore toutes les facettes de son jeu d’acteur et se révèle comme un des espoir de sa génération. Ahmed Sylla est la découverte de ce film, un Jim Carrey à la française et Benoit Moret, magnifique,  réussit à faire d’un second rôle un des personnage préféré des spectateurs.
Le cinéma hexagonale a besoin de ce genre de film, Goal of the Dead est indéniablement une des meilleure comédie horrifique de ces dernières années.

Notons également le travail de Mathieu Berthon sur les deux courts métrages d’intro qui mettent direct dans l’ambiance  » C’est n’importe quoi! » D’ailleurs je vous en livre un tout de suite!

Pour retrouver les dates de la tournée, rendez-vous sur leur page Facebook!!!!

July

Chroniqueuse, râleuse, chieuse, vitrioleuse, voyageuse…Bref, une elfette avec un caractère de naine qui vous livre ses coups de gueule et ses coups de coeur dans ce monde sauvage qu’est la BéDé!

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