Pour une poignée de BD en plus [Interview]

Bonjour Philippe Bringel,

Les enfants de la BD: Peux-tu te présenter pour ceux qui ne te connaissent pas ?

Philippe Bringel: Je suis né en Alsace et je vis actuellement à Perpignan où je suis illustrateur et dessinateur de BD. Je suis l’auteur du Cycle BD Jed’Kan (héroïque fantasy), d’un album jeunesse (« Adam et le Grand Secret ») ainsi que de trois histoires courtes pour des collectifs de bande dessinée.

 

-Quel a été ton parcours pour devenir dessinateur ?

J’ai un parcours particulier, car je suis autodidacte. Je n’ai suivi aucune formation ni fréquenté aucun cours aux beaux arts ou ailleurs.

Mes parents avaient des moyens modestes et quand il a fallu faire un choix d’orientation les frais des écoles étaient hors de leur portée. C’est avec regret que j’ai dû mettre mes rêves de côté.

Et puis nous étions nombreux ! Six enfants ça fait du monde… J’ai bâclé un CAP (me rappelle même plus lequel, c’est vous dire si ce fut un choix par dépit) pour me jeter dans les petits boulots.

Mais j’ai continué à dessiner. C’était déjà plus qu’une manie. Ceux qui dessinent savent de quoi je parle. Alors pendant plusieurs années j’ai été « intérimaire » en usine, en métallurgie, en sécurité sur les chantiers chimiques avec des scaphandres de plusieurs kilos sur le dos ou à porter des poutrelles métalliques.

La journée j’étais noir de cambouis. Et le soir en rentrant je reprenais mes crayons et là j’étais noir de graphite et d’encre de chine ! Je peignais, je dessinais, je réalisais des fresques murales ou des petits boulots de graphisme le week-end. Ce fut une période épuisante mais tellement stimulante 

 

13015052_1297930650222818_52532961_n

 

-Quels sont les auteurs qui t’ont le plus influencé ?

Les premiers livres à m’avoir fasciné étaient les Stranges, les fumettis et autres comics. Gamins je ne faisais pas attention forcément aux noms des auteurs. Mais ce sont bien ces petites BD qui m’ont fait rêver pendant des heures. Plus tard j’ai dévoré les albums franco-belges et découvert aussi des illustrateurs qui m’ont donné de vrais claques visuelles : Sergio Toppi, Suidmak, Bernie Wrightson, Boris Vallejo, John Buscema…

 

-Que lisais-tu étant enfant ?

Gamin je dévorais toutes les BD qui me tombaient dans les mains comme je viens de le dire. Mais avant même de découvrir les BD franco belge j’ai surtout dévoré des magazines italiens appelés fumettis (RodeoTex – Davy crocket – Nevada – Yuma – Mustang). Même si ce n’est pas a proprement parlé du western je lisais aussi le magazine Kiwi où je suivais le aventures de « Blek le roc » entre autre. Il y avait aussi le magazine Swing où j’ai découvert chaque semaine le trait de ces dessinateurs qui me fascinent encore: EsseGesse, Aurelio Galleppini et Kline.

 

Nevada_davy Crockett_Mustang_Yuma_Tex

 

J’étais évidemment aussi un adepte des comics américains à toutes les sauces (Strange – Titan – Special Strange – Marvel – Fantask). J’admirai sans le savoir le travail des illustrateurs tels que Jack Kirby, Buscema ou encore John Byrne pour ne citer qu’eux. C’est vous dire que des magazines, il y en avait à la maison. Et qu’avant de découvrir le format album à la française, la BD se dégustait dans des magazines qui ressemblaient un peu à ce qu’on voit dans l’univers manga aujourd’hui.

 

-Et maintenant ?

J’avoue qu’aujourd’hui j’ai de moins en moins de temps pour lire. Auteur, c’est pas un travail qui laisse beaucoup de temps pour les loisirs. Mais comme je fais beaucoup de recherches pour mes créations je lis beaucoup de livres documentaires. Mais les derniers livres que j’ai ouvert pour le plaisir c’est plutôt des nouvelles courtes ou des romans fantastiques. Le dernier livre que j’ai lu est « L’Instinct de l’équarrisseur – Vie et mort de Sherlock Holmes » (Roman de Thomas Day)… Ça date déjà d’un petit moment 😉

 

170847_f.jpg

 

-Comment perçois ton entourage ton travail de d’auteur?

Mon entourage proche me soutient et dit aimer mon travail… mais leur impartialité sur le sujet n’est pas sûre ! Pour le reste, le fait de choisir de faire un métier créatif n’a jamais été bien vu surtout quand comme moi on n’a aucune formation. D’autres personnes moins proches ne comprennent pas mon entêtement.

Mais pour avoir roulé ma bosse dans tellement de domaines, je sais aujourd’hui que je n’ai rien de meilleur à donner au monde que mes dessins. Dessiner est la seule chose finalement qui ne m’a jamais lassé.

 

-Comment se déroule le processus créatif de tes BD ?

Toutes les BD sont différentes. Il n’y a pas forcément pour moi de processus type. Pour Jed’Kan par exemple je n’ai réalisé que les illustrations et les couleurs, j’ai donc travaillé vraiment en direct avec la scénariste Belya Dogan.

Pour Blackfoot les choses se sont passées autrement. Tout est parti d’un dessin que j’avais fait pour le plaisir. Puis un autre, puis un autre et toujours dans un univers western. Un personnage revenait sans cesse dans mes dessins. Blackfoot était né. Et j’ai eu envie de lui donner un univers entier, alors j’ai posé la trame d’une histoire.

Je l’ai retravaillé tout en élaborant le story-board en guise de scénario. A cette étape j’ai fait appelle à Belya pour qu’elle m’apporte un regard extérieur sur mon histoire. Donc vous voyez dans certains cas tout démarre par le dessin, ce fut le cas pour Blackfoot 🙂

 

1c131b401417e9aef20957b490ea2b

 

– Tu as fait une vidéo WIP d’une planche, ça te prend combien de temps en moyenne pour en finir une ?

Je suis un boulimique de travail me disent mes proches, donc mes chiffres sont à doubler par deux pour les auteurs qui ont des enfants, des passions, un chien, un hobby… Mais pour une planche de Blackfoot c’est une moyenne de 2 jours de travail tout compris : crayonné, dessin, texture… (parfois un peu plus en fonction de la compo et des décors à intégrer à la planche)

 

-Tu préfères bosser en solitaire comme un cow-boy se dirigeant vers le soleil couchant ou tu as plutôt l’esprit de meute préférant travailler avec un scénariste ?

En vrai, on le sait, on travaille seul quand on est dessinateur. Je ne suis pas forcément adepte des « ateliers collectifs ». J’ai un côté ours (gentil)… Mais, ce serait mentir que de dire qu’on a besoin de personne. Le regard d’un tiers bienveillant (mais impartial) est primordial. Donc pour dire clairement, je suis un peu des deux : solitaire mais avec une meute pas trop loin 😉

 

-En regardant tes dessins, on peut se rendre compte du côté hyper détaillé et réaliste de ton coup de crayon: pourquoi avoir choisi ce style plutôt qu’un style plus ligne claire ou plus simple ?

En fait, je ne crois pas qu’on choisisse un style à proprement parler. C’est tout naturellement que les choses viennent. J’admire le travail de mes collègues qui font de la ligne claire ou du gros nez, moi j’en suis pas incapable. Pour moi, Blackfoot c’est simple et pas si détaillé qu’un Bernie Wrightson qui savait lui ce que c’était de faire des dessins grouillant de détails.

Et puis pour moi Blackfoot est relativement dépouillé dans son style, c’est volontaire. Le sujet, les décors, les cadrages sont pensés pour laisser de la place à la lecture. Et je me fais vraiment plaisir sur les textures noir et blanc pour faire parler la lumière et les matières. C’est peut-être cette texture qui donne un côté détaillé.

 

-Quelle est la BD de ton cru que tu préfères ?

Pour l’instant ma bibliographie n’est pas assez épaisse pour que j’aie une préférence. Mais comme Blackfoot est mon projet le plus personnel, puisque c’est la première fois que je m’attaque au scénario, j’ai un coup de cœur pour lui. Mais j’aime à croire que le meilleur livre c’est toujours le « prochain » 🙂

 

12992924_1297930990222784_2101510566_n

 

-Quelle est ta dernière grosse claque visuelle ?

Comme je le disais tout à l’heure je lis de moins en moins surtout en période de création. Les claques visuelles viennent souvent du cinéma ces dernières années. A ce niveau, je peux citer entre autres deux films dont l’univers visuel m’a marqué : Dark City et Deadpool. Au niveau BD j’admire beaucoup le travail de Riccardo Federici, mais aussi de nombreux autres illustrateurs. Difficile de les citer tous !

 

-Tu as lancé sur Ulule un projet BD qui a pour nom Blackfoot, peux-tu nous en parler ?

 

 

Blackfoot, c’est avant tout une BD et un personnage tout en démesure. Un perso idéal pour un auteur, parce qu’en fait il n’a ni passé, ni attache. C’est un solitaire, cynique mais toujours libre, qui s’est réveillé un matin, à moitié nu, la face baignant dans la boue. C’est un « homme sans nom » un peu comme Clint Eastwood l’était pour Sergio Leone.

C’est un certain Mezcal, bandit notoire, qui le ramasse dans cette ruelle et l’affuble du sobriquet de « Blackfoot » remarquant les brûlures qui ont noircies le bas de ses jambes. Ne sachant plus son nom, ni d’où il vient, ni qui il est, c’est ainsi que débute la traque qui va le lancer sur la piste de celui qui l’a laissé pour mort. Au début de la BD on le retrouve chasseur de prime venant de faire une prise bien étrange : une femme dont il a volontairement caché le visage… Les lecteurs le comprendront vite, les hors-la-loi qu’il traque ne sont pas tout à fait comme les autres.

Mais Blackfoot c’est aussi une odyssée sur fond de chemin de fer, de bêtes à vapeurs, de clopes, de paysages sauvages, de colt, de whisky, d’indiens, de femmes (évidemment) mais aussi de freaks inquiétants et de violence…

Évidemment tout ça ne pouvait pas prendre forme dans un album classique d’une cinquantaine de pages. Ce sera donc un One Shot de 120 pages au format 20/28cm. Pour la couleur, le noir et blanc c’est imposé très vite. Je souhaitais mettre l’atmosphère et la lumière à l’honneur. J’ai tout naturellement fait des recherches jusqu’à opter pour cette technique manuelle aux encres noires diluées. Pour la mise en page c’est évidemment un clin d’œil direct au cinémascope qui m’a tant fait rêver. Toutes les cases sont de larges bandes qui permettent de laisser respirer les cadrages et les compositions. C’est un peu comme au cinéma 😉

 

 

-Pourquoi être passé par le crowdfunding  pour lancer ce projet ?

Un livre se fait avant tout pour ses lecteurs. Et le meilleur moyen pour un micro label comme le mien (Editions Philya) de proposer un livre c’est d’utiliser toute la visibilité possible. Je n’ai pas les moyens de payer des publicités en 3×4 dans le métro ou d’acheter des bannières pub un peu partout sur le net ou dans les mag. Ulule nous a semblé une très bonne solution. Et puis il y a aussi une vraie synergie sur les plateformes de crowdfunding. Ça permet de prendre le pouls, de savoir si ce qu’on a créé trouvera son lectorat. Ceux qui investissent en crowdfunding sont des pionniers qui osent sans avoir le produit fini entre leurs mains, croire en nous. On a fait presque la moitié du chemin grâce à eux. C’est stimulant de se sentir soutenu par des gens formidables !

 

-Les auteurs qui arrivent à vivre de leur BD ne sont pas légion, en fais-tu parti ?

Depuis plus de 15 ans je me consacre entièrement à la création et je n’ai plus de métier alimentaire. Mais pour répondre clairement, non je ne fais pas partie de ceux qui vivent de leur travail. Je me contente de survivre et c’est sportif tous les mois ! Mais c’est un choix que j’assume et puis je n’ai pas de goûts de luxe, donc c’est plus facile quand on ne rêve ni de Rolex, ni de vacances aux caraïbes…

 

-Qu’est-ce qui t’a donné l’idée de te lancer dans une histoire de l’ouest sauvage ?

J’ai grandi dans la France des années 70/80, la télévision, la radio étaient inondés de films et de musiques américaines (ça n’a pas trop changé vous me direz). Avec mes frères et sœurs on sortait de nos lits alors que nos parents regardaient la télé et on se planquait sous la grande table du salon pour regarder à travers les trous de la nappe les westerns et autres films de la MGM ou de la RKO… Nos parents devaient faire semblant de ne pas nous voir. C’est là certainement qu’a commencé à germer ce qui est devenu aujourd’hui Blackfoot.

C’est un perso qui a surgi comme ça, il y a deux ans, un soir alors que je dessinais (comme d’habitude) en regardant un film. Et je crois que quand je dessine comme ça de façon spontané, il y a quelque chose de reptilien qui s’échappe de mon crayon. Je redeviens l’enfant scotché à l’écran devant les séries « Les mystères de l’ouest » ou « Au nom de la loi ». Les grands espaces, les chevaux, les shérifs, les hors-la-loi, les indiens… tout ça souffle dans ma petite caboche le souffle de l’aventure. Plus tard, en plus des classiques du genre (Henry Ford, John Sturges, Antony Mann, Howard Hawks, Sam Peckinpah…) j’ai découvert l’irrévérence des westerns italiens. Je crois que Blackfoot concentre un peu tout ça, avec en plus un côté fantastique.

 

13020368_1297930870222796_79264322_n

 

-Es-tu un vrai fan de westerns spaghetti ?

Je pense qu’on peut me classer dans cette catégorie. Je ne peux pas compter le nombre de fois que j’ai revu certains des classiques de Sergio Leone. D’autres westerns italiens plus confidentiels (pas ou peu diffusés en France) je les ai découverts plus tard quand j’avais 20 ans passé (Tonino Valerii, Sergio Corbucci, Sergio Sollima, Parollini…) Aujourd’hui encore ce cinéma me fascine pour ses outrances assumées : des personnages plus réalistes car moins manichéens, des plans et des cadrages qui osent les extrêmes, des musiques qui collent à la mémoire, des dialogues bruts, une violence montrée de manière frontale entre autres.

J’aime même leurs défauts ou ce qui pourrait être considéré comme tel. Le côté caricatural des personnages, les incohérences de certains scénarios, etc. Mais quelles que soient les faiblesses du genre, j’aime toujours autant. Les réalisateurs italiens ont été parmi les premiers à apporter la preuve qu’en Europe aussi on peut « être à l’ouest » avec classe !

 

-Pour toi un cow-boy c’est whisky avec un bras sur le comptoir à scruter le moindre geste dans le saloon ou un gars qui mange des flageolets à même la casserole ?

Pour moi c’est un peu les deux. Il mange son bœuf séché autour du feu de camps et se précipite au saloon aligner les whiskys dès qu’il se trouve à proximité d’une ville. Mais cow-boy c’est avant tout un métier. Celui du vacher qui mène le bétail, qui dort à la belle étoile, qui prends soin des bêtes, qui va de ranch en ranch vendre son savoir faire. Par extension le terme est devenu générique pour parler d’un type qui porte un stetson, un jeans, des santiags et qui se déplace à cheval : le blanc venu coloniser ce bout du monde en somme. Mais il ne ressemblait pas tous à ça, on le sait bien 😉

 

-Lucky Luke, pour toi, c’est la clope au bec ou avec la brindille?

 

ob_a1566c_articleluckyluke4

 

En préambule j’ai envie de préciser que je ne fume pas et n’ai jamais fumé de cigarette de ma vie. Mais, depuis mon enfance, en tant que lecteur de Lucky Luke je suis très attaché à cette clope que Morris lui avait collé entre les lèvres. J’ai lu et relu les Lucky Luke toute mon enfance avec ce mec traînant sa clope partout et je ne suis pas devenu fumeur… Ce débat autour de cette « mauvaise » influence qu’auraient les œuvres auprès du lectorat jeunesse est pour moi un mystère. Je me demande ce qu’en penserai son auteur ? Blackfoot lui aussi à une clope vissée au bec, serais-je content si on m’obligeait à la gommer ?

 

-Quelles qualités, doit avoir un vrai cow-boy ?

Le vacher, le vrai, doit être endurant, solide et comprendre la vie sauvage et la nature. Il fallait bien ça pour faire face à des troupeaux entiers de bêtes à cornes ou pas. Ces qualités devaient aussi êtres ceux des pionniers et des autres colons venus de loin dans ce « nulle part » qui devait leur paraître bigrement inhospitalier !

 

-Que doit comporter, pour toi, une bonne histoire sur le far ouest ?

Sur le far ouest ou pas, une bonne histoire doit comporter les mêmes ingrédients pour fonctionner : des décors qui réveillent l’œil, des personnages bien campés, des dialogues ciselés et enfin une histoire simple mais qui parlent directement au cœur et aux tripes de son lecteur.

 

-Si tu pouvais inclure une bande son dans ta Bande-dessinée, quelles chansons choisirais-tu?

Si j’osais, je harcèlerai Ennio Morricone jusqu’à ce qu’il me compose un thème rien que pour Blackfoot. Mais je suis hyper respectueux et d’une timidité de pucelle face à ce genre de monstre sacré. Et si, par hasard, un autre compositeur lit cette interview, et qu’il est inspiré par l’univers de Blackfoot, je suis preneur de toute création originale. Du moment que ça a la trempe d’un Morricone… 😉

 

7ed78cdd7949fe5bc4dcad0ed2a95a

 

-Plutôt grosse patate à la Bud Spencer ou claque comme Terence Hill ?

Moi je suis hyper pacifique. Mais, Blackfoot c’est plutôt « grosse patate » si on le chatouille d’un peu trop près !

 

-Tu crois que Tarantino a su redonner un souffle nouveau au genre avec Django et les 8 salopards ?

Chaque fois qu’un artiste ou un auteur s’aventure dans le domaine du western, ça met mon cœur en joie. Je pense que renouveler un genre comme celui-là est une mission épineuse. Et quand un auteur renouvelle un genre, il s’en aperçoit bien souvent à posteriori. L’essentiel quand on crée n’est pas de chercher à bousculer délibérément les codes pour le plaisir de bousculer, mais d’avoir à l’esprit de servir au mieux son histoire.

Chaque création porte avant tout la singularité du regard de son auteur/réalisateur. Chaque époque à apporté au « Western » une atmosphère qui lui est propre. Aujourd’hui, avec « Les 8 salopards », Tarantino fait avant tout du Tarantino. Qui peut lui en vouloir ?

J’ai préféré « Django Unchained » à son 2e western… Mais c’est essentiellement, chez Tarantino, les BO qui marque ma mémoire plus que ses films, qui sont à mon sens des échos au travail de Sergio Leone et de bien d’autres.

 

-Quels sont tes futurs projets ?

En ce moment je travaille déjà sur un prochain album jeunesse. Une collection, qui n’a rien à voir avec Blackfoot, car ça s’adresse aux loulous de 4 ans et plus 😉 Mais je vais vite revenir à la bande dessinée, car j’enchaîne juste après sur le 3ème et dernier tome de « Jed’Kan » (cycle de BD Héroïc Fantasy). Il y a bien d’autres projets sur le feu, mais c’est un peu tôt pour en parler. Si des lecteurs veulent en savoir plus, ils peuvent me suivre sur les réseaux sociaux, je partage volontiers l’avancement de mon travail et les projets à venir 😉

 

5850bbf46871db0279e760e19753d3

 

On fini par notre portrait geek ! Si tu ne connais pas c’est comme un portrait chinois mais avec des questions sur la culture pop entre autre ! Accroche-toi à ton slip !

Si tu étais…

Une BD ?

Conan

Une onomatopée ?

GO ! GO ! GO !

Ton western préféré ?

« Impitoyable »

Indien ou cowboy ?

Zagor (un justicier avec des colts et un tomahawk !)

Clint Eastwood, John Wayne ou Terence Hill ?

Clint Eastwood !

Le bon, la brute ou le truand ?

Le bon (+un zeste de brute + un zeste de truand)

La loi ou le crime ?

Le crime légal !

Speedy Gonzales ou Fievel au Far West ?

Speedy Gonzales

Un Dalton ?

Jack (pour le whisky 😉

Un livre ?

L’Instinct de l’équarrisseur – Vie et mort de Sherlock Holmes

Un jeu ?

Les échecs

Une console ?

Je ne joue pas :/

Un bonbon ?

Plutôt un chocolat : le Malakoff (une sorte de praliné au nougat)

Un pouvoir ?

Celui du Surfer d’Argent

Un perso de fiction ?

Rufus Sewell dans “Dark city”

Une arme à feu ?

Uberti 1858 New Army Conversion 45 Long Colt Revolver 8″ Barrel

Une arme  légendaire ?

Uberti 1858 New Army Conversion 45 Long Colt Revolver 8″ Barrel (héhé)

Une arme pourrie ?

Un pistolet à eau !

Une saveur de glace ?

Pistache menthe

Un perso de Western?

Blackfoot

Un super-héros ?

Colossus

Un super-vilain ?

Thanos

Une chanson ?

Les Gitans – Mano Solo

Un film ?

« L’effet papillon » de Eric Bress, J. Mackye Gruber

Instant perso ! Tu peux faire un coucou ou une dédicace à qui tu veux !

A ma scénariste Belya Dogan qui supporte mes frasques depuis toutes ces années !

J’ai menti ! Il en reste encore une ! On mange quoi ?

Des pâtes… ça vous étonne ? 😉

 

Le monde se divise en deux catégories, ceux qui soutiennent Blackfoot et ceux qui creusent…

Mig

Fan de tout ce qui se rapproche d’une BD, de jeux vidéo, jdr, des jeux de mot à 2 sous. Je vis à Geneva Beach city. Aime : Écrire, dormir. Les averses d’été. Les siestes qui durent des heures. Mes potes.Avoir raison, même quand j’ai tort. N’aime pas : Les gens qui se sentent supérieurs. Les choux. Avoir tort.

3 commentaires pour Pour une poignée de BD en plus [Interview]

  • Philippe Bringel  dit:

    Merci pour ce beau moment passé et à une prochaine rencontre et là en direct live 😉
    Philippe B

  • Mig  dit:

    Merci à toi surtout! Ça m’a donnée envie de me revoir plein de westerns, ressortir mes vieux Strange et surtout j’ai hâte de lire Blackfoot!^^

  • Hulk écrase le far west!  dit:

    […] Pour une poignée de BD en plus [Interview] (2) […]

Laisser un commentaire